Ted Lucas>Ted Lucas

Avec des titres aussi percutants que « It’s so esay when you know what you’re doing »  & “It’s so nice to get stoned” Ted Lucas aurait pu se “tailler un sacré fromage en ville” ou, au pire, servir de brouillon folk au Big Lebowski. Véritable célébration du mythe hippie visionnaire fumeur à sandales de cuir, Ted Lucas n’avait même pas pensé à changer de nom lorsque son album sortit en 1975. C’est avant tout un bon gars & ça s’entend tout de suite. Mais ça ne suffit pas à garder un mp3 dans un disque dur qui étouffe sous le poids de téléchargements gloutons (je vous ai déjà dit de lire Rétromania de Simon Reynolds?). Alors pourquoi Ted Lucas? Certaines musiques accompagnent les étapes de notre vie domestique comme aucune autre. J’ai toute une collection de morceaux qui m’aident à imaginer, de façon très concrète, ma victoire aux Jeux Olympiques sur le 1500m contre une armada d’éthiopiens alors que j’ai un tour de retard & un œil en sang (Chemical Brothers, les deux dernières minutes de “Crown of love” de Arcade Fire…). J’ai une collection similaire pour mes plus « Grands Moments de Joueur Blanc de NBA » (du hip-hop essentiellement… c’est plus crédible pour jouer au basket qu’un live de Coil), pour quand je fais la vaisselle (je prends dans l’Ipod de madame), quand je vais au boulot à pieds (en principe j’écoute tous les fichiers téléchargés le weekend, qu’importe le genre mais au bout d’un quart d’heure je reviens toujours aux morceaux de ma victoire aux Jeux Olympiques), pour quand il pleut (« One » de U2, les morceaux de Radiohead où il y a de la guitare sèche (sic)ou le premier album de Coldplay que l’on appelait alors les « Radiohead acoustiques »), pour faire l’amour (personnellement j’ai un faible pour le combo Win/Right de Bowie, va savoir), pour la lecture (Kind of blue & Un ascenseur pour l’échafaud de Miles Davis ou, dernièrement,  Ocean on ocean  de The Slaves), pour faire le gars qui écoutait Trey Spruance avant qu’il ne vire surf mysticCalifornia  de Mr Bungle), pour faire le gars branché qui porte des montres vintage Casio (tout ce qui est japonais avec Hosono dans le coin), pour dormir (« Good Night » des Beatles)…

Ted Lucas pourrait largement faire office de comptine mais je crois que je l’utiliserais pour mes retours tardifs de plage. Ceux dont je sais qu’ils vont finir par un apéro/grillades sur la terrasse avec mes meilleurs amis de la vie.

Puis avec une pochette pareille…


About Lazare Bruyant

Bruyant
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